Les infections parasitaires transmises par les animaux de compagnie

December 20, 2017

 

Les animaux de compagnie sont très fréquemment porteurs de parasites 1. Certains peuvent être transmis à l’homme. Pour prévenir ce risque, il faut respecter certaines mesures de prévention, comme la vermifugation régulière des animaux de compagnie. Nous n’évoquerons ici que les infections par des vers. Ainsi, la leishmaniose, qui est une pathologie parasitaire potentiellement grave pour l’homme et qui est due à un protiste dont le réservoir principal est le chien, ne sera pas évoquée ici. La toxocarose humaine n’est pas une pathologie rare, et son contrôle nécessite une meilleure information des praticiens et des propriétaires d’animaux. 

La prévalence des infections parasitaires des animaux de compagnie est mal connue en France, et les données dont nous disposons sont anciennes (la dernière étude nationale datant de 1996). Une nouvelle étude, menée par le laboratoire Elanco en lien avec 4 écoles vétérinaires françaises est actuellement en cours et sa publication est prévue pour la fin de l’année 2018. 

 

La toxocarose

La toxocarose est une maladie causée par un nématode : Toxocara canis (dont l’hôte définitif est le chien) et Toxocara catis (dont l’hôte définitif est le chat). La toxocarose humaine est généralement transmise par les chiens. Les chiots sont contaminés in utero, ou par le lait maternel, ou encore en ingérant des œufs embryonnés présents dans les aliments souillés. Chez le chien, le cycle biologique de la toxocarose est celui d’une larve migratoire classique : les œufs éclosent dans l’intestin grêle pour devenir des larves qui migrent via le foie et les poumons, remontent par la trachée et sont finalement ré-ingérés. Des adultes matures sont présents en quelques semaines dans la lumière de l’intestin grêle. Ces vers peuvent alors produire jusqu’à 200 000 œufs par jours, et sont alors disséminés via les selles dans le milieu extérieur durant environ 4 à 6 mois. Les œufs de Toxocara canis peuvent survivre durant plusieurs mois voire années dans l’environnement. 

Chez les chiens, la contamination transplacentaire est la plus fréquente 1–3. Les chiots infectés par transmission prénatale peuvent présenter des symptômes digestifs sévères. L’infection chez le chien de plus de 6 mois est généralement asymptomatique et correspond, comme chez l’humain, à une migration des larves dans les tissus.  La prévalence de l’infection chez le chien est très variable en fonction des études (entre 1,4 et 30,5 % 4). Elle dépend notamment de la densité de la population animale dans la région considérée.

 
Figure 1 : cycle de T.canis, d'après Despommier 5
Épidémiologie humaine et aspects cliniques

La contamination de l’homme se fait par ingestion d’œufs embryonnés présents dans l’environnement. Classiquement, elle survient chez l’enfant lorsqu’il porte ses mains sales à la bouche après avoir joué sur de la terre ou du sable souillé dans un bac à sable ou un terrain de jeu 2. Une infection est également possible par contact direct avec les chiens, des œufs embryonnés pouvant être présents dans la fourrure des animaux 6. La toxocarose est présente partout où il y a des chiens, c'est-à-dire sur toute la surface du globe. Dans une étude datant de 1980, la recherche de Toxocara canis dans le sable des aires de jeux parisiennes retrouvait environ 50 % de prélèvements positifs 2 !

L’infection par Toxocara canis est très fréquente, avec une séroprévalence pouvant aller jusqu’à 19 % dans les pays occidentaux 1. La séroprévalence varie de façon importante en fonction de l’âge, du fait de posséder un chien, et du niveau socio-économique. Dans les zones tropicales, l’infection est beaucoup plus fréquente, avec une prévalence atteignant par exemple 93 % sur l’île de la Réunion 7.

Cliniquement, la toxocarose correspond à une impasse parasitaire, le cycle biologique ne pouvant être achevé. Les symptômes sont principalement liés à la migration de la larve dans les organes via la circulation sanguine (larva migrans viscérale),  en particulier au niveau de l’œil (ocular larva migrans). Rarement, une infestation massive chez l’enfant peut entrainer une altération de l’état général avec atteinte pluriviscérale fébrile pouvant conduire au décès 2. L’infection est cependant généralement asymptomatique, et peut n’être révélée que par une hyperéosinophilie. Elle peut parfois entrainer des symptômes bénins tels que des douleurs abdominales, une asthénie, une atteinte rhumatologique ou pulmonaire (toxocarose commune ou masquée). Les symptômes cutanés sont relativement fréquents, sous la forme d’une urticaire chronique. L’infection oculaire correspond généralement à une uvéite (environ 1 % des uvéites dans une étude américaine, 6,6 cas pour 100 000 habitants en Irlande 8). La toxocarose peut également toucher le système nerveux central.

Le diagnostic est difficile sur les seuls éléments cliniques du fait du caractère aspécifique des symptômes, surtout dans le cas de la toxocarose commune. L’examen des selles est inutile chez l’homme. L’hyperéosinophilie ou l’augmentation des IgE totales peuvent orienter vers une infection parasitaire, mais elles ne sont pas toujours présentes. Le seul diagnostic de certitude possible serait la mise en évidence de larves de T.canis, mais les biopsies ne sont généralement pas recommandées.

Le diagnostic est fortement orienté par la présence d’une sérologie positive, bien qu’elle ne permette pas d’évaluer l’ancienneté de l’infection. La technique de référence pour le diagnostic initial est l’ELISA recherchant les IgG développés contre les TES-Ag de larves de Toxocara canis (spécificité de 90 à 91 % et sensibilité de 73 à 100 % 9). Il existe une réactivité croisée avec d’autres helminthiases à nématodes, comme l’anguillulose. La confirmation du résultat viendra d’un Western blot détectant les IgG dirigés contre les antigènes de faible masse moléculaire, qui présentent une meilleure spécificité. La sérologie peut être faiblement positive ou négative dans le cas de la toxocarose oculaire. La confirmation du diagnostic peut alors venir de la présence d’anticorps dans l’humeur aqueuse. De même, dans la toxocarose neurologique, le diagnostic peut être confirmé par la recherche d’anticorps dans le LCR 9.

Traitement et prévention de la toxocarose

Le traitement antiparasitaire n’est pas recommandé dans la majorité des cas. Le traitement antihelminthique n’est envisagé qu’après un mois d’évolution d’une toxocarose commune sans amélioration. La toxocarose oculaire peut conduire à la prescription d’une corticothérapie locale ou générale. L’ajout d’un antihelminthique est envisagé en association si la corticothérapie est inefficace. Le traitement parasitaire peut entrainer une aggravation des lésions, et un examen ophtalmologique doit être réalisé avant tout traitement. L’atteinte neurologique doit conduire à un traitement par corticothérapie générale pendant 4 à 6 semaines, pouvant être suivie par un traitement antihelminthique 9. Les antiparasitaires recommandés sont la diéthylcarbamazine per os, 6mg/kg par jour pendant 21 jours, plus efficace, mais dont la tolérance est médiocre, et l’albendazole per os, 10 à 15 mg/kg pendant 15 jours 10.

La prévention de la toxocarose repose sur deux principaux points :

-    Les mesures d’hygiène : sur le plan individuel tout d’abord, en portant une attention particulière à l’hygiène manuelle des enfants. Il faut éviter la promiscuité des enfants avec les jeunes animaux, ce qui peut être aidé par l’éloignement des chiens des aires de jeux dans les jardins publics. Il convient également d’éviter l’ingestion d’aliments susceptibles d’avoir été souillés par les déjections de chiens ou de chats, même nettoyés (rappelons que les œufs sont très résistants). Sur le plan collectif, les selles d’animaux domestiques doivent être retirées des lieux publiques (rues, et surtout bacs à sable et aires de jeu)1. Ce point peut être soutenu par les pouvoirs publics en mettant à disposition des poubelles et sacs adaptés.

-    La vermifugation des animaux de compagnie, c'est-à-dire le traitement prophylactique anthelmintique des chiots et des chatons, ainsi que de leurs mères durant la lactation et la gestation. L’European Scientific Consel Companion Animal Parasites (ESCCAP) est un organisme européen émettant régulièrement des recommandations concernant la prise en charge des parasites des animaux de compagnie (voir tableau 1 et 2) 11. La fréquence du traitement anti-helminthique dépend du niveau de risque de contamination, allant du groupe A (risque faible) au groupe D (risque élevé). Dans les cas de contacts entre un chien et des enfants en bas âge, une vermifugation mensuelle est recommandée, seul moyen d’éviter tout risque d’infestation. Un traitement annuel ou bi-annuel n’a pas d’effet significatif dans la prévention des infections 3,11,12. En l’absence de vermifugation systématique, un examen coproscopique doit être réalisé régulièrement, et un traitement est réalisé en fonction des résultats. La plupart des anthelmintiques disponibles pour les chats et chiens sont efficaces contre Toxocara 3.

L’hydatidose

L’hydatidose est une pathologie causée par la forme larvaire d’un cestode (vers plat), l’Echinococcus granulosus, dont l’hôte définitif est le chien. Les chiens sont infectés en ingérant les larves présentes dans les carcasses et viscères de mammifères infectés. Les moutons sont particulièrement touchés dans le sud de l’Europe et dans le pourtour méditerranéen. Les œufs sont disséminés dans l’environnement via les fèces du chien. Après ingestion par un hôte intermédiaire (tel que l’homme), les œufs éclosent dans l’estomac et les larves traversent alors la paroi digestive, gagnent le système porte, le foie et parfois les poumons. Dans les viscères, la larve forme alors un kyste pouvant évoluer durant plusieurs années, jusqu’à ce que les viscères soient dévorés par le chien. L’Echinococcus multilocularis est un parasite du renard, responsable de l’échinococcose alvéolaire, pathologie pouvant être mortelle après 10 à 15 ans d’évolution chez l’homme. Elle est de plus en plus souvent rencontrée chez le chien et le chat.

Epidémiologie et traitement

Chez l’homme, l’incidence de l’hydatidose atteint entre 1,1 et 3,3 pour 100 000 habitants en Espagne1. L’homme peut être infecté par contact avec des chiens contaminés, ou encore par ingestion d’eau ou d’aliments souillés. Les kystes sont généralement hépatiques, plus rarement pulmonaires (et dans 10 % des cas dans d’autres localisations). La maladie est surtout présente dans le pourtour méditerranéen, en Afrique de l’Est, en Amérique du Sud, en Asie centrale et en Chine 10. Elle est cependant de plus en plus fréquemment décrite dans le reste de l’Europe. La présence de ces kystes conduit à une réaction fibro-scléreuse de l’hôte qui a pour effet d’isoler le kyste, et limite la réaction immunitaire. La présence d’un kyste hydatique est généralement asymptomatique (dans 60 % des cas). Le kyste va croître progressivement et peut atteindre jusqu’à 20 à 25cm. Il peut alors rarement entrainer des douleurs ou une compression. Le principal risque est en réalité la fissuration ou rupture du kyste dans le péritoine, la plèvre, ou les voies biliaires, entrainant une réaction allergique très intense (urticaire, prurit, toux sèche, voire choc anaphylactique). Une échinococcose secondaire péritonéale ou pleuro-pulmonaire est alors possible. La fistule kysto-biliaire peut être à l’origine d’un tableau d’angiocholite 1,10.

Le diagnostic est généralement fortuitement réalisé lors d’une imagerie. Le diagnostic sérologique comprend un ELISA (mais il existe des réactions croisées avec d’autres helminthiase), confirmé par le Western blot. La ponction du kyste est contre-indiquée, car elle favorise la dissémination. Les kystes non hépatiques, et les kystes hépatiques compliqués doivent être opérés. Les kystes hépatiques de plus de 5 cm de diamètre peuvent être traités par la technique PAIR (Ponction du kyste, Aspiration du liquide hydatique, Injection d’un mélange de sodium hypertonique et d’alcool à 95 %, Ré-aspiration du liquide et des débris). En cas de traitement chirurgical ou de PAIR, une association avec l’albendazole à 15mg/kg/j en deux prises est préconisé, une semaine avant l’intervention et jusqu’à 3 semaines après. Les kystes inopérables ou inférieurs à 5 cm de diamètres sont traités par albendazole 15mg/kg/j pendant 3 à 6 mois. Pour les kystes calcifiés, on peut se contenter d’une simple surveillance.

Prévention de l’hydatidose

La prévention de l’infection par E.granulosus repose en grande partie sur des mesures d’hygiène. Il faut éviter le contact entre les chiens et les carcasses de mouton, en respectant des mesures d’hygiène lors de l’abattage du bétail3 . Le contrôle de la population des chiens errants permet également de diminuer le risque d’infection 12. Il est recommandé de traiter mensuellement par du praziquantel ou de l’epsiprantel les chiens vivant en zone d’endémie en contact avec des mammifères infectés 1 (voir tableaux 1 et 2). Seule une partie des anthelminthiques disponibles pour les animaux de compagnie sur le marché en contiennent et sont efficace contre ce parasite 3,10. 

Les dirofilarioses

Dirofilaria immitis et Dirofilaria repens sont deux filaires proche du nématode responsable de l’onchocercose, pouvant infecter le chien, le chat, et plus rarement l’homme. Les filaires sont des vers ronds transmis par des moustiques. La première peut être fatale chez le chien, via une insuffisance cardiaque droite, tandis que la seconde, provoque généralement des nodules sous-cutanés peu symptomatiques 1. Le moustique injecte des larves infectantes aux chats et aux chiens, qui migrent alors jusqu’aux artères pulmonaires et au cœur droit pour D.immitis et dans les tissus sous-cutanés pour D.repens. Après être devenus adultes en quelques mois, les filaires vont relâcher des microfilaires dans la circulation de l’hôte, qui sont alors ponctionnées par des moustiques, où ils vont devenir des larves infectantes en 4 à 5 mois. Cette phase nécessite une température supérieure à 14°C, ce qui explique que le réchauffement climatique a conduit à une extension de la zone où l’infection est possible, et des cas sont de plus en plus fréquemment rapportés dans des zones jusqu’à présent indemnes 13.

D.immitis peut être responsable d’une symptomatologie pulmonaire chez l’homme avec la formation de granulomes (lésions « en pièce » visible en radiographie ou en scanner)14. La séroprévalence dans l’ouest de l’Espagne, région où un tiers des chiens sont infectés, est de 5,6 % chez les humains. L’infection par D.repens reste la plus fréquente en Europe. C’est une impasse parasitaire chez l’homme, qui se présente en règle sous forme de nodules sous-cutanés, généralement uniques, mous, non douloureux, et pouvant se déplacer légèrement. L’atteinte oculaire est possible avec des nodules sous-conjonctivaux.  

La prévention de ces infections repose d’une part sur la lutte contre les piqûres de moustique, et d’autre part sur la lutte contre les infections parasitaires du chien 1. Dans les régions endémiques (figure 2), un traitement à base de lactone macrocyclique doit être administré aux chiens une fois par mois de mai à novembre. Il existe une forme injectable permettant de protéger le chien pendant plusieurs mois après une seule injection. Quatre spécialités efficaces contre la dirofilariose sont disponibles chez le chien en France. L’association moxidectine et imidaclopride (Advocate), la sélamectine (Stronghold), la milbémyxine oxime (Interceptor) sont également efficaces contre la toxocarose. L’association de milbemycine oxime et de praziquantel (Milbémax) permet d’être également efficace contre la toxocarose et l’échinoccocose.
 

 
Figure 2 : distribution des infections par D.immitis et D.repens en Europe 1
Conclusion 

Le traitement prophylactique antiparasitaire des animaux de compagnie carnivores est l’un des moyens les plus efficaces de prévention des parasitoses transmises par les chats et chiens. On insiste aujourd’hui sur l’adaptation de la vermifugation au risque épidémiologique local ainsi qu’au profil de l’animal. La question du risque parasitaire reste cependant imparfaitement connue des propriétaires d’animaux 15. Selon une étude australienne, seuls 54 % des propriétaires de chien traitent leurs animaux 4 fois par an comme il est recommandé. Selon cette même étude, les médecins généralistes informent rarement leurs patients du risque parasitaire, seuls 13 % des propriétaires ayant eu une information venant de leur médecin traitant 16. Aux côtés des vétérinaires et des pharmaciens, les omnipraticiens pourraient jouer un rôle dans l’information du grand public sur le risque parasitaire, en particulier concernant les pathologies transmissibles à l’homme, potentiellement graves. Concernant le risque d’infection à dirofilaire, les vétérinaires ne sont eux-mêmes pas toujours conscients du risque et ne suivent donc pas toujours les recommandations 17.

 

 
Tableau 1 : recommandations de l’ESCCAP de 2017 sur la vermifugation des chiens 3,11. Si le niveau de risque ne peut pas être clairement évalué, on préconise un traitement 4 fois par an. Pour les chats : traitement une à deux fois par an si risque faible et 4 fois par an si risque élevé (notamment s’il mange des rongeurs). Les chatons peuvent être traités à partir de l’âge de 3 semaines.

 

 
Tableau 2 : recommandations de l’ESCCAP de 2017 sur la vermifugation des chiens (situations particulières) 3,11.

 

Dr Alexandre Haroche

RÉFÉRENCES

1. Baneth, G. et al. Major parasitic zoonoses associated with dogs and cats in Europe. J. Comp. Pathol. 155, S54–S74 (2016).
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3. ESCCAP. Traitement et prévention des parasitoses des carniovres domestiques. (2013).
4. Schnieder, T., Laabs, E.-M. & Welz, C. Larval development of Toxocara canis in dogs. Vet. Parasitol. 175, 193–206 (2011).
5. Despommier, D. Toxocariasis: Clinical Aspects, Epidemiology, Medical Ecology, and Molecular Aspects. Clin. Microbiol. Rev. 16, 265–272 (2003).
6. Wolfe, A. & Wright, I. P. Human toxocariasis and direct contact with dogs. Vet. Rec. 152, 419–421 (2003).
7. Magnaval, J.-F., Michault, A., Calon, N. & Charlet, J.-P. Epidemiology of human toxocariasis in La Réunion. Trans. R. Soc. Trop. Med. Hyg. 88, 531–533 (1994).
8. Stewart, J. M., Cubillan, L. D. P. & Cunningham, E. T. J. PREVALENCE, CLINICAL FEATURES, AND CAUSES OF VISION LOSS AMONG PATIENTS WITH OCULAR TOXOCARIASIS. RETINA 25, 1005 (2005).
9. Haute Autorité de Santé - Actualisation des actes de biologie médicale relatifs au diagnostic sérologique de la toxocarose (Larva migrans viscérale). Available at: https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2680723/fr/actualisation-des-actes-de-biologie-medicale-relatifs-au-diagnostic-serologique-de-la-toxocarose-larva-migrans-viscerale. (Accessed: 6th November 2017)
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11. ESCCAP. Worm control in dogs and cats. (2017).
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13. Genchi, C. et al. Changing climate and changing vector-borne disease distribution: the example of Dirofilaria in Europe. Vet. Parasitol. 176, 295–299 (2011).
14. McCall, J. W., Genchi, C., Kramer, L. H., Guerrero, J. & Venco, L. Chapter 4 Heartworm Disease in Animals and Humans. in Advances in Parasitology 66, 193–285 (Academic Press, 2008).
15. Pereira, A. et al. Parasitic zoonoses associated with dogs and cats: a survey of Portuguese pet owners’ awareness and deworming practices. Parasit. Vectors 9, 245 (2016).
16. Palmer, C. S., Robertson, I. D., Traub, R. J., Rees, R. & Andrew Thompson, R. C. Intestinal parasites of dogs and cats in Australia: The veterinarian’s perspective and pet owner awareness. Vet. J. 183, 358–361 (2010).
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